Portraits femmes jeu video

#EllesFontLeJV |Les engagées III

C’est la fin de cette sĂ©rie !

Et oui, voici les 4 derniĂšres femmes inspirantes que nous avions intĂ©grĂ©es Ă  notre mini expo… Ă©videmment, il y en a beaucoup d’autres dont on a pas eu l’occasion de parler !
Et si vous ne voyez pas de quoi je parle, c’est que vous n’avez pas lu ce billet. J’y prĂ©sente l’expo sur les femmes « Elles Font le Jeu VidĂ©o », qu’on a montĂ© pour le Play It Festival avec Nart et Miss Myu!

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Pour commencer, on a dĂ©cidĂ© de parler des premiĂšres femmes qui ont construit le Jeu VidĂ©o. Et puis on s’est dit qu’on allait aussi parler des femmes ayant travaillĂ© sur les ancĂȘtres des programmes, puis des premiers objets vidĂ©oludiques.

Enfin, nous avons dĂ©couvert leur implication dans les prĂ©mices de l’industrie vidĂ©oludique: la maniĂšre dont elles ont contribuĂ© Ă  construire la culture jeu vidĂ©o, leur implication dans des sĂ©ries et des entreprises aujoud’hui trĂšs connues.

Depuis 3 articles maintenant, nous sommes passĂ©es aprĂšs les annĂ©es 2000. L’industrie est florissante mais la place des femmes
 compliquĂ©e, malgrĂ© tout leur travail. Le jeu vidĂ©o s’est teintĂ© d’une image trĂšs masculine au fil des annĂ©es et malgrĂ© l’action de toutes les femmes qu’on a vu; et elles vont commencer, ou plutĂŽt continuer, puisqu’elles le faisaient plutĂŽt naturellement dĂ©jĂ , Ă  dĂ©fendre la nĂ©cessitĂ© d’une pluralitĂ© des profils dans la crĂ©ation.

Comment cela s’est il traduit? Par de la rebellion, du rassemblement, une volontĂ© d’amĂ©liorer la situation ! Cette nouvelle pĂ©riode ouvre Ă©galement la voie Ă  de nombreux nouveaux mĂ©tiers, oĂč les femmes vont briller, comme d’habitude!

DamDam

Dam Dam a toujours eu le jeu vidéo dans le sang!
Au dĂ©but des annĂ©es 2000, elle s’engage dans diverses associations et participe entre autres Ă  la crĂ©ation de 3 Hit Combo et du tout premier Stunfest.

Par la suite, elle commence les superplay et les speedruns avec succĂšs; elle brise plusieurs records et gagne de nombreux prix. Dans le mĂȘme temps, elle commence Ă  poster des vidĂ©os sur Youtube, devenant Ă  la fois une des premiĂšres femmes « youtubeuses » et une des premiĂšres chaĂźnes de Let’s Play françaises.
Elle est Ă©galement connue pour son travail pour la chaĂźne NoLife oĂč elle sera animatrice de 2008 Ă  2012; depuis, elle officie sur Twitch! Elle a toujours pensĂ© que l’aspect social Ă©tait primordial dans la culture vidĂ©oludique, et elle en est dĂ©sormais une ambassadrice incontournable!

Kayane

Marie Laure a deux grands frĂšres qui jouent beaucoup, alors elle s’y met aussi et ca lui plaĂźt. Ils commencent Ă  participer Ă  des tournois, alors elle les suit et ca lui plaĂźt BEAUCOUP.
Elle dĂ©couvre Soul Calibur sur Dreamcast Ă  7 ans et c’est le coup de foudre!

Son frĂšre commence Ă  la coacher et elle s’entraĂźne plusieurs heures par jour aprĂšs l’Ă©cole, avec tournois le weekend. Ainsi, elle se classe vice championne de France de Dead or Alive 3 et Soul Calibur alors qu’elle n’a pas encore 10 ans.
Deux ans plus tard, elle reprĂ©sente la France au tournois mondial de Soul Calibur II et se classe vice championne du monde Ă  nouveau. Bref, il serait bien long de lister tous les prix gagnĂ©s par Kayane; elle dĂ©tient mĂȘme le record du monde fĂ©minin du nombre de podiums au cours de compĂ©titions de jeux de combat!
Elle Ă©voluera naturellement vers l’animation tĂ©lĂ© avec des Ă©missions sur l’e-sport, notamment sur Game One. Elle profite de sa notoriĂ©tĂ© pour organiser des Ă©vĂ©nements basĂ©s sur les jeux de combat favorisant l’entraide et la progression en communautĂ©.

La Developpeuse du Dimanche

Lola a la chance de grandir avec des parents fĂ©rus de jeux vidĂ©o. Elle commence Ă  jouer trĂšs jeune avec la SNES puis de nombreuses consoles Nintendo et Sega. MalgrĂ© ce cadre propice, elle n’imaginera qu’il est possible pour elle de crĂ©er des jeux vidĂ©o qu’une fois Ă©tudiante.
Elle fait alors une Ă©cole de game design, et est embauchĂ©e par Ubisoft pour travailler dans l’Ă©quipe G4E (Games for Everyone). Elle passe ensuite Ă  Eko Software, mais se retrouve frustrĂ©e par les contraintes crĂ©atives assez datĂ©es de l’industrie.

C’est Ă  cette pĂ©riode qu’elle dĂ©couvre le jeu Undertale, qui l’a profondĂ©ment touchĂ©e. Elle en sort convaincue qu’elle peut, elle aussi, faire un jeu seule en restant fidĂšle Ă  ses convictions.

Elle dĂ©cide alors de se lancer en tant que dĂ©veloppeuse indĂ©pendante pour crĂ©er son propre jeu, Propaganda! ParallĂšlement, elle crĂ©Ă© sa chaĂźne YouTube, La DĂ©veloppeuse du Dimanche, oĂč elle montre le dĂ©veloppement du jeu et met en scĂšne ses rĂ©flexions de dĂ©veloppeuse indĂ©pendante.

Geguri

Kim « Geguri » Se-Yeon s’est prise de passion pour Overwatch en voyant les trailers annonçant le jeu. TrĂšs douĂ©e, il ne lui fallut que quelques semaines pour ĂȘtre recrutĂ©e dans l’Ă©quipe amateure UW Artisan et classĂ©e dans le top des joueur‱se‱s du personnage Zarya.
Sa prĂ©cision Ă  la souris est telle qu’elle fut accusĂ©e de tricher avec un logiciel de visĂ©e automatique (aimbot) par deux joueurs professionnels lors d’un tournoi. Ces joueurs dĂ©clarĂšrent mĂȘme que si Geguri visait vĂ©ritablement aussi bien, ils cesseraient de jouer Ă  Overwatch! L’affaire pris une tournure internationale, et Geguri prouva son talent en jouant Ă  Overwatch en live sur un site d’e-sport officiel. Blizzard Entertainment a mĂȘme confirmĂ© qu’elle ne trichait pas, et ses dĂ©tracteurs finirent par dĂ©missionner. Et toc!
Elle devient en 2018 la premiÚre femme enrÎlée dans une équipe de la League Overwatch officielle, les Shangai Dragons, et représenta la Pacific Division lors du All-Star Game de 2018!

Et voilĂ , c’est fini !

Merci Ă  toutes et tous d’avoir suivi ces billets relatant les histoires de ces femmes qui ont, selon nous, ont fait avancer le jeu vidĂ©o et son industrie.

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Cette mini exposition a vocation Ă  toujours croĂźtre, et de nouvelles fiches seront ajoutĂ©es rĂ©guliĂšrement ! On a eu pas mal de difficultĂ©s Ă  rĂ©colter ces donnĂ©es, et surtout Ă  les vĂ©rifier, Ă  cause du manque de sources… du coup, ca nous ferait trĂšs plaisir de remplir les pages WikipĂ©dias de toutes ces femmes. Pour l’instant, on a pas vraiment le temps, mais qui sait, peut ĂȘtre bientĂŽt ! Dans tous les cas, n’hĂ©sitez pas VOUS Ă  le faire, c’est aussi pour ca qu’on vous a linkĂ© les sources dans chaque article 😉

On vous invite aussi à suivre les activités des Sans Pages, collectif dont le but est de créer les pages manquantes des femmes sur Wikipédia !

D’ailleurs, voici les liens qui nous ont aidĂ© Ă  crĂ©er les biographiques de ce billet :

Sachez que vous pouvez Ă©galement nous suivre un peu partout si vous le souhaitez  đŸ€—

Sinon, vous pouvez aussi retrouver tous les dossiers ici!  http://blogsmosis.fr/la-liste-des-dossiers/

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