[DOSSIER] Terry Gilliam

Terry Gilliam, c’est le réalisateur le plus poissard du Cinéma!

Mais avant ca, Terry Gilliam était connu comme l’un des membres fondateurs de la troupe des Monthy Python. C’était lui qui faisait les animations du show Monty Python’s Flying Circus… une petite série de rien du tout qui n’a eu aucun succès à la télévision britannique et dans le reste du monde…  d’ailleurs elle n’est absolument pas considérée comme pionnière de l’absurde sur le petit écran! Non, non du tout!

Mais revenons aux origines…

Un enfant volant

Photo de Terry Gilliam enfant

Né le 20 Septembre 1940 à Minneapolis au Minnesota, Terrence Vance Gilliam était, comme beaucoup de gamins, avide de comics et de dessins animés. C’était un enfant intelligent, qui lisait beaucoup, et qui aimait le cinéma. Il se souvient encore aujourd’hui d’une série de cauchemars causés par le visionnage du Voleur de Bagdad, dont les monstres l’avaient traumatisé. Dans un registre plus heureux, il considère que Pinocchio est son film d’animation préféré. Il voulait absolument découvrir l’Ile Enchantée!
Il raconte également qu’enfant, il se sentait voler en permanence, comme s’il flottait légèrement au dessus du sol… c’est la crainte d’essayer de s’envoler par une fenêtre qui le retiendra d’essayer les drogues dures lors de son adolescence.

Mad, une influence folle

Comme écrit juste au dessus, madcoversite.com regroupe toutes les couvertures du magazine!

Étudiant rebelle, anti-guerre et écologiste convaincu, il devint accro au magazine satirique Mad. Il s’en sert pour apprendre le dessin, et surtout la mise en scène de strips humouristiques. D’ailleurs, il en repris carrément le ton lorsqu’il lança son journal de l’université, Fang. Il profitait de cette publication pour en envoyer régulièrement des copies à Harvey Kurtzman, le responsable éditorial du magazine Mad, que Gilliam considérait comme son maître à penser en la matière. Si Kurtzman pris le temps de répondre positivement au jeune talent depuis sa ville de New York, il ne s’attendait pas à voir débarquer un jour sur le pas de sa porte le jeune Terry, bien décidé à rencontrer son idole en chair et en os.

Couverture Help Magazine Terry Gilliam Osmosis
Help! Le magazine sur lequel travailla Terry

Or, par un concours de circonstances rigolotes (enfin sûrement), Harvey Kurtzman cherchait un assistant pour son nouveau magazine Help. Evidemment Terry accepta, et assura son poste jusqu’en 1967, année où le magazine commença à péricliter. Par ce job, il put développer ses techniques et apprendre auprès de son maître… qui le lui rendit bien, puisqu’il pris du galon assez rapidemment!

Un roadtrip en Europe

Une fois au chômage, il fit tranquillement le tour du vieux continent en autostop. D’ailleurs, il passa par la France, où il travailla avec Goscinny! Ce dernier connaissait bien évidemment son travail, et le laissa travailler un peu pour Pilote.

BD Terry Gilliam Fred Pilote

Après quelques jobs de caricaturiste en Angleterre, il se fit rapidement embaucher pour faire les animations de l’émission humoristique Do Not Adjust Your Set qui cartonnait à l’époque. Et c’est là qu’il rencontra ses futurs copains de cirque ambulant. C’est pour ce show qu’il s’inventa son propre style d’animation, qu’il affirma 2 ans plus tard lorsqu’il intégra la troupe des Monthy Python, où il s’occupa des sketchs animés du Flying Circus. Profondément irrévérencieuses et subversives, ses animations parodiaient des représentations célèbres à travers des scénettes prenant à contre-pied leur contexte d’origine.  Cet humour complètement absurde eut un succès foudroyant. Très vite, nombreux étaient les téléspectateurs qui ne regardaient l’émission que pour les animations de Gilliam!

Monty Python flying circus logo Terry Gilliam
Le pied et la main, animés par Terry Gilliam, sont vite devenus le logo de l’émission!

Faire de beaux dessins animés…

Il dessinait bien, savait mettre en scène, avait de bonnes idées de sketches. Mais quand on lui demanda des animations, il fut un peu embêté. Il voulait faire du beau, mais n’en avait pas les moyens… et il était aussi sacrément perfectionniste!
Plutôt que d’essayer vainement d’obtenir la propreté d’un Disney, il développa une technique basique. Il découpait à la main ses sujets, en détaillant les parties animées tels que les bras, jambes, bouches etc… puis animait le tout image par image en prenant simplement des photos successives. Une sorte de mélange entre l’animation traditionnelle et le stop-motion en gros.

Terry Gilliam animation
Il mélange sans problème des fresques médiévales et des dessins réalisés au spray

Des géants en moulins

Depuis toujours, Terry a un rapport au réel et à l’imaginaire un peu particulier. La force de ses animations se situe justement dans ce contraste entre les images d’origines, et le suréalisme des scènes. La Vénus de Botticelli est bien réelle. En revanche, tourner ses tétons ne permet pas de capter la radio et ne la fait pas danser de manière désarticulée!
Ces sketchs empruntaient aux codes et à l’absurdité des cartoons, ce qui était renforcé par les bruitages qu’il réalisait lui même.
Son autre source d’inspiration principale est Jérôme Bosch, dont il allait consulter les oeuvres lorsqu’il manquait d’idées.

Portement de Croix de Jérôme Bosch, inspiration de Terry Gilliam
« Le Portement de Croix » de Jérôme Bosch. Admirez ces faciès!

Par extension, il apprécie également le travail des surréalistes, et notamment de Dalí. En effet on retrouve chez eux aussi cette notion de « toute puissance du rêve« , un chaos qui mélangerait des figures réelles dans des mouvements ou des endroits iréels.

Cette opposition entre le réel et l’imaginaire est d’ailleurs l’un des thèmes qui deviendra récurrent dans sa carrière de cinéaste. Il aime faire douter son spectateur, soit du monde qu’il perçoit, soit de la santé mentale du héros. Amusant, pour quelqu’un dont le premier job était chez « Mad »!
Il amorçat sa carrière en 1977 avec Jabberwocky lorsqu’il était encore membre des Monthy Python, puis qu’il embrassa définitivement lorsqu’il quitta la troupe en 1983 et se lancera dans la réalisation de Brazil.

Terry Gilliam Brazil masque bébé
S’en suivera une longue carrière de films atypiques!

Vignette Youtube Recap Rock of Ages 2
On parle de Terry Gilliam dans cette vidéo sur Rock of Ages 2! 

Attendez, vous parlez de tout ca dans une critique de JV? Mais c’est quoi en fait Osmosis?

Pour aller plus loin:

 

TERRY GILLIAM STORY

4 commentaires Ajoutez le votre

  1. Kalsang Loops dit :

    Petit dossier vraiment intéressant ,pour un grand monsieur vraiment perché .
    Osmosis c est ça que l on aime chez vous, nous parler de jeux vidéo et aller titiller les tétons de la Culture en caressant amicalement les poiles pubien de l histoire .

    P.S) petit Pb sur le lien Terry Gilliams masque brazil bébé
    et la vignette de la video youtube Rock of Ages 2!
    ou alors c est mon navigateur :/

  2. Osmosis dit :

    Merci beaucoup!
    J’ai pas compris sur quel lien il y avait un souciii D: ? Par contre pour la vignette c’est normal, c’est bien dans Rock of Ages II qu’on parle de lui haha!

  3. Kalsang Loops dit :

    il y a avait juste au dessus de l hyperlien Rock of Ages II un hyperlien « Terry Gilliams masque brazil bébé » qui a disparut donc no problemo

  4. Osmosis dit :

    Ha c’était la balise alt du gif que tu devais voir à cause d’un souci d’affichage 😀

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